Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 17:59

Tout voyage a une fin et c'est ce qui s'est passé pour J&K. Retour au bercail, lancer 5 lessives, aller au marché faire le plein de cochonailles (enfin) et au supermarché pour les croquettes des bestioles. Niveau légumes, les associés y ont perdu, tout a gelé dans le secteur et les salades ont mauvaise mine. Enfin ce sont les aléas de l'hiver. 

 bureau-au-retour-de-vacances-20120220-0827.jpg

. Ce matin K a retrouvé son petit bureau surchargé de papiers, des cartons de livres au sol, 65 mails à lire et répondre,bref que la norme. 

 

Les associés espèrent que leur périple vous a plu. Vous pouvez émettre des suggestions mais ce n'est pas une obligation. Les dons pour aller ailleurs sont acceptés, de préférence en cash !

 

Ils tiennent à préciser que :

- les décors sont pour la plupart de la Turquie

- les costumes de Solidarité urgence ou autre

- les photos de Jack Germain-Robin

- les textes de Ketty Millet

- les sons des mouettes mais le preneur de sons était en vacances au soleil, alors ce sera silence sur toute la ligne. 

 

à bientôt

J&K

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 17:04

de Sylvain Tesson. Non ce n'est pas une nouvelle escapade mais un livre. Dans ce journal, Sylvain Tesson raconte 6 mois passés auprès du lac Baïkal, dans une hutte de 9 m². C'était un vrai désor pour lui de s'isoler et il l'a fait. Suit donc le journal. 

Il y a de très belles pages sur la nature, extraordinaire dans les nuances des couleurs, des textures. Des belles histoires sur sa vie, ses courses en montagne ou sur les berges. 

Et puis il y a ses réflexions, sur la vie, sur l'homme, sur la société... Misanthrope parfois, ce refus facile de la société est souvent agaçant. Oui, il fait quelque chose d'extraordinaire en se retirant 6 mois. Oui il critique son ancienne façon de vivre et celle de la plupart de ses contemporains. Oui, mais. C'est un peu moralisateur, un peu barbant aussi quand il s'envole sur des voies que l'on ne partage pas. 

Il y a aussi la pile de livres qu'il a emmené avec lui, là c'est plus sympa. Sautant d'un auteur à l'autre, il en parle plaisamment. 

Dans la Vie de Ran : qu'il est doux d'entendre les vents déchaînés quand on est dans son lit.

 

De l'auteur : En Russie, pour signifier qu'on s'en fout, on dit "mnie figou". Et on appelle "pofigisme" l'accueil résigné de toute chose. ... Le profond mépris envers toute espérance n'empêche pas le pofigiste de rafler le plus de saveurs possibles à la journée qui passe. 

 

Et si l'aventure était ailleurs qu'au bord du lac, monsieur Tesson ? 

Par Ketty - Publié dans : Pour vous
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 12:16

Dernier jour à Istanbul. Il neige et il vente, les mouettes en sont muettes. J&K arrivent frigorifiés dans l'immense aéroport d'Istanbul. Contrôle à l'entrée en plein vent glacial, et un chariot de tubes doit être scanné avant les passagers. ça grogne, ça trépigne mais ça attend. 

Bonne nouvelle, le vol pour Francfort est annulé cause grève des Allemands, et un autre vol plus tôt est proposé.

Un groupe de voyageurs étranges est en partance pour la Mecque, en tenue blanche et pieds nus, ils n'ont pas l'ait d'avoir froid. Brrrr.

Les associés prendront  le vol pour Munich et arriveront plus tôt. Mais c'était sans compter sans la neige. L'avion décolle avec une heure de retard et se pose à Munich comme prévu. Le transit n'est que de dix minutes, alors 5 pauvres français se ruent dans les couloirs immenses et vides, courrent dans les escaliers, virent au plus juste dans les virages, dignes d'une descente en super G. La course folle dure un bon moment, il y a plus d'un kilomètre de dédale, et tout ça pour ? Pour rien. L'avion annoncé par l'hôtesse n'est pas au rendez-vous. Er M....

Pas de problème, il y a un autre vol dans une heure. K retrouve avec déplaisir son aquarium pour fumeurs et rejoint J au bistro pour se désaltérer. Il n'y a pas de perrier en Allemagne, une eau très légèrement salée fait office. Le plein de toblerone noir étant fait, le duo se dirige vers la porte d'embarquement. Ben, non, ce n'est pas le bon vol, leurs valises sont dans un autre avion qui part une heure plus tard. Le timing se resserre. 

A 18 heures, les passagers pour chez eux partent enfin et atterrissent à Paris bien tard. Une plombe pour récupérer les fichues valises lourdes comme un âne mort et course vers la navette. Ils arrivent 10 minutes en retard à Montparnasse. Shit. Les yeux de la chance des boucles d'oreille n'ont pas fonctionné. 

Nouveaux billets, hôtel et brasserie (superbe), le tout pour 300 euros, ça fait cher les 10 minutes. 

 homme à la brasserie 1900-20120217-2155

Le décor est splendide, très 1900 comme son nom l'indique. Plafond de vitraux, on croirait diner avec Zola et Nana. 

Le steack tartare est excellent et le petit verre de vin va bien avec. Et puis après un tel voyage dîner dans un lieu classé monument historique, c'est pas désagréable. 

Nuit bruyante comme d'hab à Paris, c'est une ville qui vit la nuit. Et départ, le train est là, tout va bien. Retour dans sa ville, sans neige, sans soucis. 

IMG00105-20120218-1040.jpg

Voilà, l'escapade est finie. Plein de beaux souvenirs dans la tête et de linge sale dans les valises, la vie reprend son cours. Ils n'ont pas rencontré Ulysse, ni Homère. Mais ils ont ramené dans les yeux encore le meilleur moment, l'expo Van Gogh. Merci Istanbul de ce merveilleurx cadeau. 

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

 

Joachim du Bellay

JoachimJ

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:57

La nuit précédente les mouettes onr organisé un concert impromptu. Leurs criailleries berçaient J&K, avant que n'éclate l'orage. Il y a tant et tant de minarets dans cette ville que les paratonnerres sont vite trouvés. 

Istanbul étant au bord de la mer est envahi de mouettes, plus ou moins rieuses. Elles vont souvent par 2, comme les garçons et les filles de mon âge. Sur la terrasse fumoir, K les observe et les salue matin et soir. 

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Istanbul est une ville envahie de mouettes, de pigeons dodus

(sans petits pois), de jolies et fines tourterelles, de chats pachas souvent très poilus et aux yeux verts mystérieux, de chiens plutôt assoupis, et de mosquées. Comme toutes les villes visitées jusqu'à ce jour. Il n'est pas rare de voir derrière une grille un bol d'eau et de croquettes pour les bestioles.

 

Scarlett et Reth Butler se boudent

 

D'ailleurs ce matin elle a pu admirer la prof de gym du collège en dessous, donnant un cours de badminton à 20 adolescents, dans le vent, la cour était inondée, et il n'y avait pas de filet. Il faudrait se renseigner pour savoir si les Turcs sont classés en bad, mais K en doute vu les conditions.

Ce matin plutôt grisâtre, J a décidé de la balade. Direction Galatée et son quartier piéton. Plus de complications pour prendre le tram, 2 lires le jeton qu'on enfourne dans la machine, et le pass pour le bout de la ville est donné. 

Quelques pêcheurs bravaient le froid et trempaient leur ligne dans le Bosphore.

La grimpée fut rude et au bout il y avait une rue piétonne, certes, genre Sainte Catherine à Bordeaux, avec les mêmes boutiques : Bénetton, Adidas... Sauf que là le prix est excessivement rarement indiqué. Tout se négocie, se marchande. Côté excessivement européen et moderne d'Istanbul, avec son Mac Do et son Burger. Bof, manque de charme, pense K; Surtout que J déteste faire les boutiques, alors c'est juste une promenade. Avec un bon point, les vendeurs ne vous harcèlent pas. Heureusement J s'enfile dans un vieux passage et le duo tombe sur un bar à l'ancienne, spatieux, tapis sur les chaises et joueurs de baggamon. Moment hors du temps où le thé prend tout son sens. Les jeunes serveurs étaient souriants et joyeux, le thé fort et chaud, un petit bonheur volé à la grande rue; 

Dans cette avenue très marchande, il y a quand même une attraction : un tram venu du fond des âges, enfin plutôt fin XVIIIème,qui transporte ces passagers d'un bout à l'autre de la rue. De la grandeur d'un tracteur, un vieux, il est charmant et s'arrête quand on le lui demande. Mignon et sympa

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l'unique wagon du tram

 

Après ces déambulations, les associés décidèrent de rejoindre le musée d'Art Moderne, juste à côté de l'expo Van Gogh. Ah Raahhh lovely. Mais l'estomac tombant dans les talons, ils en profitèrent pour une halte repas au restorante du musée. Lieu branché, moderne, serveurs en nombre qui débarrassent la table et vous jettent pratiquement hors du siège, mais lieu superbe car sur la baie d'istanbul. De nombreux petits bateaux de pêche louvoient entre les ferrys et les gros machins de transport. Le soleil daigna se lever un peu et les toits des multiples mosquées resplendirent. Joli clin d'oeil. Mais les associés n'étaient pas venus admirer un soleil improbable, ils voulaient visiter le musée. Le routard raconte qu'il est gratuit le jeudi, oui pour les autochtones. Mais passons. Le musée est superbe, immense, bien structuré. Au rez de chaussée, images numériques, toiles immenses ou plus petites, vidéos. Les Turcs sont très imaginatifs en art pictural, un vrai bonheur, mais il est interdit de faire des photos. Surtout de se faire pincer, car il y a un service de surveillance très important. Ok d'ac, mais un téléphone portable est moins visible, alors...

 

Espèce de molécule faite de boules attachées par des élastiqus au sol et au mur

 

musée Istanbul-20120216-1327

Ce n'était pas a préférée de K, il y en avait une à facettes en vitraux maginfiques, et J avait craqué sur des images numériques d'arbres. Il vous faudra venir les voir à Istanbul.

Au sous sol, expo de photos. De tous les genres, de très anciennes faites pour les touristes dans les années 1880 à 2011. K a flashé sur des photos panoramiques en noir et blanc, très brutales, très fortes. Il y en avait partout. Des photos, des films, des montages. Surprenant. Ticket gagnant pour le cuisinier fou, film sur un paure gars ensorcelé, le vin gicle sur sa chemise, les oeufs au plat lui sautent au visage, le pain grillé vient se coller à ses joues, délirant et décalé. Un autre film avec une danseuse très maigre, toujours en pointe avec un danseur de rock, des photos de femmes et de fillettes très étranges bref du moderne qui ose. Et puis le must, une idée déco pas cher, réalisable et rigolote : un plafond de livres. 

Imaginez des livres suspendus à 2,20 m du sol, accrochés 

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à une gille, transpercés par un filin. Simple et pas cher. Vous 

vous baladez sous des titres, pour le cas dans toutes les langues, de tous formats, de toutes couleurs.

Voilà encore un moyen de recycler les livres inutilisables !

K love this idea. En voilà une jolie surprise encore.

D'ailleurs K se demande si toutes ces belles surprises ne sont pas liées à ces boucles d'oreille achetées à Izmir, portant en effigie l'oeil de la chance. Chaque jour une belle et bonne surprise, c'est à y perdre son latin, ou plutôt son turc, non ? 

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 16:12

 Hier soir les associés sont allés dîner vers l'hôtel, dans un établissement un peu intégriste, recommandé par le routard. Eux qui rêvaient d'un dîner avec un verre de vin en ont été pour leurs frais. Impossible de boire une goutte d'alcool, même le vinaigre était banni des tables et remplacé par du sirop de grenade. Les consommateurs barbus inspiraient plus l'austérité que la franche rigolade, ou les roucoulades de la Saint Valentin. De plus ce n'était pas bon, et les portions plutôt congrues. Comme un peu partout autour de Sultanhamet.

 

Ce matin le ciel est si bas que les minarets sont gommés par les nuages. Peu après, des flocons volètent, de plus en plus gros. Et c'est sous la tempête que J&K franchissent les portes de Topkapi. Lieu incontournable pour qui visite Istanbul, car Topkapi est le palais des sultans. On ne visite bien sûr que quelques pièces, et la moitié des visitables étaient fermées !

Beaucoup, beaucoup de visiteurs. Des cars de japonais avaient envahi le site, des français en solo ou duo ou familles. Il a fallu un peu de patience parfois mais ça vaut la visite. 

Quatre cours à la suite, de nombreux édifices.

En tout premier la cour des janissaires. Ces jeunes enfants chrétiens volés aux familles et élevés à la cour pour en faire des soldats. La fontainedu bourreau, où celui-ci nettoyait on sabre, rappelle qu'à la cour des sultans, on mourait vite lorsqu'on déplaisait. Le froid est tenace et les associés sautillent sur place, mais le site est tellemet grandiose, rappelle tant de films ou lectures que les conditions climatiques deviennent secondaires.

 

SANY0005.JPGUn petit arbre creux où cacher ce que l'on veut, comme J.

 

Dans la deuxième cour tout aussi monumentale, se nichent les 4 salles du trésor. Des émeraudes de la taille d'un oeuf, enchassées dans des bijoux travaillés à l'extrême, des carafes de cristal emperlées de pierres précieuses, un trône en or de 250 kg serti de rubis, etc. A en avoir la tête qui tourne. Les musts étant la boîte de cristal (une boîte à chaussures) remplies d'émeraudes grosses comme des oeufs de caille, un poignard dont le manche est fait d'émeraude, et un superbe diamant plus gros qu'une pièce de 5 francs. Les associés sortirent saoulés de cette visite.

Après, tout semblait terne, malgré la mugnificience des mosaïques. La salle du divan où le Sultan recevait ses hôtes est plus que richement décorée, ça coule de partout, en or, en marbre.

Petit détour par la salle des costumes où sont exposés quelques tenues des sultans, en superbe état. Des robes

d 'enfant, d'adultes. Le plus incroyable étant les pantalons, genre éléphantesques. Et des salles noyées de coussins, sous les dorures. 

Le plus sympa était à venir, celui qui fait le plus délirer : le harem. Qui a vu Angélique chez le sultan, se souviendra de la splendeur du harem, des salles, fontaines, boiseries, bains. Pas la peine de raconter ou alors regardez le film, c'est comme en vrai !

Trêve de plaisanterie, c'est immense, un monument à part dans l'enceinte de la cité. Les mille femmes qui vivaient là étaient gardées par des eunuques, blancs à l'extérieur c'est à dire blancs de peau et émasculés, noirs à l'intérieur car complètement châtrés. Ouille !!! 

Les jeunes femmes du harem n'étaient pas présentées tout de suite au sultan, il avait déjà une reine, et de 4 à 8 favorites attitrées. Elles faisaient le service de ces femmes pour apprendre leur rôle, assistaient en silence au cérémonial de la visite du sultan à ses femmes. Les danseurs mâles se tenaient face aux murs pour ne pas voir ce qui se passait. Quand aux femmes danseuses, si une plaisait le sultan lui jetait un mouchoir. Ce qui voulait dire ce soir c'est toi ! Dans la chambre du sultan, il n'y avait pas de lit, mais de multiples tapis et coussins entassés pour être moelleux. Et rigolo, des fontaines coulaient sans cesse, pour que l'on ne puisse pas entendre les soupirs d'amour du maitre, mais aussi ce qu'il disait à sa favorite du soir. 

Si une jeune femme n'avait pas été remarquée,

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elle pouvait être libérée au bout de neuf ans,

si la reine mère était d'accord bien sûr, et se marier avec un dignitaire. Cela permettait de rajeunir le cheptel ! Sachant que la plupart de ces femmes étaient soit princesses mariées par alliance soit des européennes enlevées et vendues, il ne devait pas être facile de sortir de là après 9 ans.

 

Photo de ce qui était le lit du Poussah, enfin la moitié;

 

J&K sur les rotules, complètement gelés se jettèrent dans le resto du lieu, assez chic, très cher, et ne s'enquiquinant pas avec le service. 

Il faut faire la queue dehors pour un thé et se le ramener à sa table. Le tout pour 9 liras. Prix à battre, service le plus nul jusqu'à maintenant. Mais la terrasse est sur le Bosphore, alors évidemment ça se paye. 

Les voyageurs finirent le tour des salles à visiter et se ruèrent à l'extérieur de l'enceinte, affamés et transis. 

Un petit resto leur servit de halte, et pour donner une idée : plat + dessert + thé = 15 liras. Ok pour l'autre arnaqueur ? 

Le nez sur le plan, ils arrivèrent au marché aux épices. L'orient est bien là, c'est beau, chaud, coloré, chatoyant, les vendeurs n'agrippent pas le chalant; j&K tournent, virent, et se préparent un petit dîner à l'hôtel avec de la viand séchée, du fromage dans la peau de chêvre, des pistaches (les meilleures du monde), du pain, des loukoums et du vin. Au chaud et tranquille ! Yeah, elle est pas belle la vie ? SANY0033.JPG

 

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 14:59

Corne de brume dans le petit matin, tout pès de la Corne d'or. Non, J&K ne sont pas sur le Titanic mais à Istanbul où le Bosphore est noyé dans une purée de pois (chiche ou humus). Le réveil n'en est que plus lent et la pluie froide attend les voyageurs à la sortie de l'hôtel. Ils ouvrent les parapluies achetés en urgence à Izmir. Celui de J tient encore à peu près, celui de K pend de chaque côté lui offrant un abri genre cloche plus qu'ombrella. Mais pour deux euros, on n'ira pas se plaindre. 

Direction ce matin vers la Basilique de Sainte Sophie, en fait qui n'est pas une sainte. En 537, le financeur de travaux dédia cette énorme basilique à la sagesse, Ayat Sofia, d'où le nom actuel. C'est énorme de l'extérieur, gros murs en briques qui ont résisté au temps, aux tremblements de terre et aux hommes. La coupole est juchée à 56 mètres. De l'extérieur c'est imposant. A l'intérieur, le souffle est coupé. Dôme d'or, marbres de toutes les couleurs: blanc, rose, vert, vert sombre, veiné de rose, un peu jaune. Extraordinaire. On se sent petite fourmi à l'intérieur. Pas mal de visiteurs, beaucoup de français et de japonais. Bizarre d'entendre parler français après une semaine ! Comme hier, J&K entrent dans une supérette acheter du cirage, il y avait là une famille de français, et deux jeunes hommes français. Et eux. A croire qu'elle n'attire (la supérette) que les français. 

Clin d'oeil aux Millet, la rue qui longe Sainte Sophie et

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 qu'emprunte le tram est l'avenue ... Millet bien sûr. Avec 2  L pour  faire plus spirituel (ça c'est de J, jaloux va).

 

Balade superbe dans la basilique, dehors il tombe des cordes de neige fondue. 

 

Pour s'abriter le duo file vers le Grand Bazar, qui comme son nom l'indique, propose beaucoup de choses et où le thé est le plus cher jusqu'à maintenant : 4 liras. Une dans les autres lieux. Mais le barman a vu un groupe de pas rigolos investir son étal : services sanitaires municipaux. Il avait moins le sourire. 

Fuyant le Grand Bazar et le harcèlement des vendeurs (fatigant à la longue), les associés se jettèrent dans le tram pour rejoindre le musée d'art moderne. 

Surfant entre les flaques d'eau et de bouillasse (les pompes juste cirées sont de nouveau dégueulasses), le duo pénètre dans le temple de la culture: le site du musée d'art moderne, et s'arrête au premier bâtiment où est écrit en gros, Van Gogh. 

Brûlant d'impatience, K se jette à l'intérieur du bâtiment, et là grosse déception, il y a là 4 reproductions géantes de tableaux, un magasin de produits dérivés, quelques affiches explicatives et de profonds canapés. Désarroi du duo qui s'attendait à une véritable expo. J entraîne K dans un couloir sombre et là, là le bonheur arrive. Ce n'est pas une expo classique, ce sont des pans et des pans de murs couverts de photo numériques, s'estompant, se créant, se multipliant, délirant. La musique classique accompagne le défilé des dessins ou tableaux. C'est fééSANY0056.JPGrique. 

Les visiteurs passent, tournent sur eux-mêmes et finissent par s'asseoir à même le sol. Les images surgissent de partout et la musique berce l'émotion qui monte. K pleure, elle n'avait pas eu une telle émotion esthétique depuis Pompéï et Pink Floyd (ensemble via mp3). Le défilement des images, retraçant la carrière de Van Gogh, est superbement agencé. 

C'est fabuleux. Merci Istanbul de ce cadeau inespéré.  Peut-être que sur le net vous pourrez avoir une idée en tapant :

Van Gogh alive, the expérience; Abdi Ibrahim. 

Au bout d'un temps fort long, J tire K par la manche, elle serait bien restée planté là toute la journée à se laisser bercer encore et encore par la beauté des images. 

Lorsque le duo ressort dans le froid, il semble qu'un pan de rêve vient de s'envoler, et que la boue de la rue les tire vers le bas. Pour compenser cette descente difficile dans la réalité, ils grimpent les ruelles vers la tour de Galatée. Très jolie, mais après une telle splendeur, rien ne tire fibre aux âmes pleines de ce qu'elles viennet d'admirer. 

Alors la tête dans les étoiles, ou plutôt dans les tournesols, les associés abandonnent les visites pour ce jour et retournent se mettre au chaud, dormir pour l'un, écrire pour l'autre. Peut-être un hammam pour ce soir, ce serait bien. 

www.hurriyetdailynews.com/van-gogh-engages-s..

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 19:58

Voilà donc J&K au bas de la tour de Galata, celui qui avait traversé le Bosphore avec des ailes, il y a de cela fort longtemps. Avant d'être renvoyé pour de trop bons services. Petite balade sur les quais, de nombreux ferrys attendent les passagers. Il faut dire que vu la surface et la disposition de la ville, le ferry est la solution la plus rapide. Balade sympa au bord de l'eau et au soleil. Pose thé obligatoire en regardant passer les bateaux. Un mythe le café turc. Ici ils boivent du tchä ou thé noir à longueur de journée. Et si vous demandez en café, on vous amène un nescafé. Il faut demander un café turc et ils n'en ont pas toujours. Bref la balade aurait pu être géniale si un flash n'avait traversé l'esprit endormi de K. Elle avait laissé dans la chambre abandonnée une petite culotte, très petite, à sécher dans la salle de bains. Aïe. Difficile de demander son string à l'accueil, elle en était là de ces ruminations métaphysiques quand une affiche à attirer son oeil. Un truc qui passe au Musée d'art moderne d'istanbul. Mais c'est trop magnifique pour en parler maintenant, car bien sûr le musée était fermé puisqu'on est lundi ! Shit. 

Déambultions agréables, même si le bord d'eau n'est plus visible, caché par des bâtiments et entrepôts, pour la plupart désafectés. Passage à pied sur le pont: hauteur des pêcheurs ! grande surprise, ils pêchent des genres de sardines et en ont pas mal chacun. A l'entrepont, resto chic puant la sardine grillée et ne lâchant pas le passant de leur bateleur. 

SANY0041.JPGRetour vers l'hôtel, fatigués et heureux. Bon, je vous rassure K a retrouvé son vêtement, après avoir bafouillé lamentablement en anglais aux trois mecs de la réception. 

Ce soir il pleut sur Istanbul, mais demain est un autre jour.

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 17:42

La nuit a été chaude pour J&K, les Turcs mettant toujours le chauffage à fond; Et bruyante, pas de doubles vitrages. Mais ce sont les aléas du voyage. Après un petit déjeuner moins turc que d'hab ( féta-tomate-concombre-olives), le soleil radieux invitait les compères à la découverte de la ville. Ils demandèrent à changer de chambre et se retrouvent maintenant au 3ème étage, en face de la mosquée, juste sous une superbe terrasse donnant et sur la Mosquée et sur le Bosphore. Cool. Les voilà donc partis, K munie d'un foulard, au cas où. 

Premiers pas sur l'ancien Hippodrome transformé en place, premiers assauts des vendeurs, de guides, de kebabs, de tout et de rien. J&K doivent vraiment avoir la tête touristes, car on ne les rate jamais. 

SANY0004.JPGPas mal, hein ? Bleue parce que les mosaïques intérieures sont bleues. Enlever ses chaussures, se couvrir la tête de son foulard (merci Nathalie de m'y avoir fait penser), et en avant pour la visite. C'est immense, grand, haut, sculpté de partout, doux sous les chaussettes. Etrange impression.

Ensuite, sous un ciel de plus en plus bleu, J&K se jettent sur Sainte Sophie. Mais heureusement ils se trompent de côté et atterrissent dans une rue calme,bordée de maisons en bois pastel. Une vraie fraîcheur pour les yeux. Une pancarte attire leurs regards : Library Istanbul. Arrêt sur image. Et voilà qu'un monsieur à la fenêtre voit les toursites, leur fait signe, décadenasse la porte et les fait pénètrer dans une très belle demeure, qui collectionne livres et gravures sur Istanbul. Tout Pierre Loti était là, du Simenon, Lamartine... Ils visitèrent les salons les uns après les autres, découvrant avec émerveillement la décoration fin 19ème et tout. Un vrai bonheur, inattendu, gratuit. 

Ils laissèrent les lvres dans les rayonnages et cherchèrent Sainte Sophie. Qui était fermée, car les musées sont fermés le lundi. Et zut. Pas de souci, il y a tellement à voir. Ils grimpèrent la côte et se trouvèrent près du Grand Bazar, mais le ciel bleu les incita à repousser cette visite. Il y a d'autres belles mosquées à voir dans ce quartier, mais fermées pour réparation. Après un concilabule sur un banc, entre une croisière sur le Bosphore et autre, ils optèrent pour l'autre. C'est à dire, manger sur le pouce et prendre le tramway jusqu'au bout. Lestés d'un paquet de loukoums de toutes les couleurs, les voyageurs grmipèrent dans le tram et sortirent à Galata, en ayant traversé le Bosphore. Sur le pont, des dizaines de pêcheurs à touche touche lançaient leur canne dans l'eau. Etonnant. 

Bon il est l'heure du raki, sorry.

Par Ketty - Publié dans : Escapade
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 17:31

d'Eric-Emmanuel Schmitt. Auteur découvert avec Madame Rose et que j'ai toujours plaisir à lire. 

Donc La part de l'autre, est l'histoire romancée d'un Hitler que l'on connait, et de ce même homme accepté à l'Académie de peinture. Une bifurcation dans un destin qui aurait changé la face du monde. Il faut pafois de petits riens pour que tout soit autre. Avec sa plume habituelle, Monsieur Schmitt traceen parallèlle les deux destins. Bien sûr qu'il est facile de trouver des raisons lorsque l'on sait la fin de l'Histoire, mais c'est très bien vu. Hitler a été le fruit de circonstances, mais il a toujours eu son libre arbitre. 

Dans ce livre, E-E Schmitt soulève des questions toujours d'actualité. Sommes-nous responsables de notre vie ? Savons-nous faire les bons choix ? 

Un seul bémol, j'aurais aimé qu'il décrive plus un 20ème siècle sans la Deuxième Guerre mondiale. Il effleure, mais il est vrai à quoi bon rêvasser sur un passé qui n'a pas eu lieu.

Il y a de très belles pages. Pour l'édition de poche , page 210 sur l'amour et l'amitié, page 424 sur le doute. Et la page 432 que je savoure, un discours de snobs amateurs d'art. Quelle virtuosité dans les répliques !

C'est vraiment un très beau et puissant livre. 

Pour finir, une phrase de E-E S : comprendre n'est pas justifier, comprendre n'est pas pardonner.

Par Ketty - Publié dans : Pour vous
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 16:35

L'Odyssée n'étant pas finie; l'histoire reprend. Pas en vers, c'est trop compliqué, mais envers et contre tout;

Donc J&K sont dans le bus, partis pour 565 km de voyage vers le nord de la Turquie. C'est un grand pays.

Vers 16 heures, le car s'arrête devant un ferry, et hop ils sautent dans le bateau pour une croisière rapide sur la mer de Marmara; Beaucoup de femmes voilées, et même plus. Souvent de jeunes femmes portant, chaussures, pantalon, longue robe et manteau maxi, voile intégral, le tout en noir. Ca fait penser à Belphégor. Mais heureusement d'autres femmes habillées à l'européenne. Une de ces Belphégor était planquée près des toilettes pour dames, toujours séparées physiquement de celles des bay (hommes), et fumait sa clope roulée en surveillant de droite à gauche. Les voir ainsi met mal à l'aise. 

Sur le ferry, une animation sympa, les mouettes. Il y en avait beaucoup, Elles criaillaient à tout va, c'en était assourdissant. Au fait, c'est quoi le cri de la mouette ? La poule caquette, le coq chante (macho va), le chien aboie et la caravane passe, mais que fait la mouette ? Et leurs vols rasant faisaient penser à du Hitchcock. Vrai, d'ailleurs je vous envoie une photo.

De l'autre côté de la rive, voici la banlieue d'Istanbul. Immenses buildings partout, et nous roulons dans la nuit qui est tombée. En ce moment, il fait nuit à 18 heures. Le steewart range son bus, même avec nous sur les sièges, le petit gars est pressé de finir sa journée de 10 heures, on le comprend.

Mais J&K n'étaient pas au bout de leur galère. Débarquement sur la route car les 2000 et quelques bus étaient déjà rangés. Un peu dangereux quand même, les autocars frôlant les fesses ou les valises. Celle de K est trempée, de quoi ? On ne saura jamais. Déjà de la chance que ça ne pue pas. Bref, les associés tirent leurs bagages et demandent comment se rendre à leur hôtel. Trop compliqué par le métro, ils optent pour le taxi. 50 lires, même prix que pour le voyage en autobus ! Une fois installés à l'arrière, ils profitent de cette première vision d'istanbul by night. Ils ont bien fait, c'est à pétaoutchnok. Le taxi vire, roule comme un fada, marmonne en turc, répond en anglais. Se trompe de rue, interroge les quidams qui lui indiquent une rue. Rebelote, Starki se lance à l'assaut des ruelles, dérapage, demi-tour, autre quidam. Et ça dure. J commence à s'énerver, K a les crocs. On va virer pugilat si ça continue. Au bout d'un long périple, le chauffeur dépose les touristes devant un hôtel, réclame un supplément pour avoir hésité. Le ton monte puis tout se calme.Les charmants réceptionnistes ne comprennent pas la réservation, car effectivement ce n'est pas le bon hôtel. Les associés, exténués par cette journée de voyage, tirent leurs chargements à travers les rues noires et défoncées. Ils font peine à voir, une dame prend pitié d'eux et leur indique enfin le bon chemin.

Une bonne surprise les attend, c'est le bon hôtel. Maison anatolienne en bois, super jolie, tout bien. Un seul hic, pas du tout isolée, la rue passe dans la chambre! mais à cent mètres, les dômes et les minarets de la Mosquée bleue se lancent vers le ciel. Les associés jettent leurs valises et partent à l'assaut de la ville pour trouver à manger. Personne dans les rues, le quartier touristique ne vit que le jour. Un vent coulis glace les mains et les visages. Les chats turcs se sont eux aussi planqués au chaud. Seules les mouettes, comme un groupe de vautours tournoient autour des  naufragés. Un kebab plaqué or les accueille, ils bouffent une minuscule omelette avec une pomme de terre frite et s'en retournent dormir. Quoique, avec le bruit, c'est pas gagné.

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Par Ketty - Publié dans : Escapade
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