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L'Odyssée n'étant pas finie; l'histoire reprend. Pas en vers, c'est trop compliqué, mais envers et contre tout;
Donc J&K sont dans le bus, partis pour 565 km de voyage vers le nord de la Turquie. C'est un grand pays.
Vers 16 heures, le car s'arrête devant un ferry, et hop ils sautent dans le bateau pour une croisière rapide sur la mer de Marmara; Beaucoup de femmes voilées, et même plus. Souvent de jeunes femmes portant, chaussures, pantalon, longue robe et manteau maxi, voile intégral, le tout en noir. Ca fait penser à Belphégor. Mais heureusement d'autres femmes habillées à l'européenne. Une de ces Belphégor était planquée près des toilettes pour dames, toujours séparées physiquement de celles des bay (hommes), et fumait sa clope roulée en surveillant de droite à gauche. Les voir ainsi met mal à l'aise.
Sur le ferry, une animation sympa, les mouettes. Il y en avait beaucoup, Elles criaillaient à tout va, c'en était assourdissant. Au fait, c'est quoi le cri de la mouette ? La poule caquette, le coq chante (macho va), le chien aboie et la caravane passe, mais que fait la mouette ? Et leurs vols rasant faisaient penser à du Hitchcock. Vrai, d'ailleurs je vous envoie une photo.
De l'autre côté de la rive, voici la banlieue d'Istanbul. Immenses buildings partout, et nous roulons dans la nuit qui est tombée. En ce moment, il fait nuit à 18 heures. Le steewart range son bus, même avec nous sur les sièges, le petit gars est pressé de finir sa journée de 10 heures, on le comprend.
Mais J&K n'étaient pas au bout de leur galère. Débarquement sur la route car les 2000 et quelques bus étaient déjà rangés. Un peu dangereux quand même, les autocars frôlant les fesses ou les valises. Celle de K est trempée, de quoi ? On ne saura jamais. Déjà de la chance que ça ne pue pas. Bref, les associés tirent leurs bagages et demandent comment se rendre à leur hôtel. Trop compliqué par le métro, ils optent pour le taxi. 50 lires, même prix que pour le voyage en autobus ! Une fois installés à l'arrière, ils profitent de cette première vision d'istanbul by night. Ils ont bien fait, c'est à pétaoutchnok. Le taxi vire, roule comme un fada, marmonne en turc, répond en anglais. Se trompe de rue, interroge les quidams qui lui indiquent une rue. Rebelote, Starki se lance à l'assaut des ruelles, dérapage, demi-tour, autre quidam. Et ça dure. J commence à s'énerver, K a les crocs. On va virer pugilat si ça continue. Au bout d'un long périple, le chauffeur dépose les touristes devant un hôtel, réclame un supplément pour avoir hésité. Le ton monte puis tout se calme.Les charmants réceptionnistes ne comprennent pas la réservation, car effectivement ce n'est pas le bon hôtel. Les associés, exténués par cette journée de voyage, tirent leurs chargements à travers les rues noires et défoncées. Ils font peine à voir, une dame prend pitié d'eux et leur indique enfin le bon chemin.
Une bonne surprise les attend, c'est le bon hôtel. Maison anatolienne en bois, super jolie, tout bien. Un seul hic, pas du tout isolée, la rue passe dans la chambre! mais à cent mètres, les dômes et les minarets de la Mosquée bleue se lancent vers le ciel. Les associés jettent leurs valises et partent à l'assaut de la ville pour trouver à manger. Personne dans les rues, le quartier touristique ne vit que le jour. Un vent coulis glace les mains et les visages. Les chats turcs se sont eux aussi planqués au chaud. Seules les mouettes, comme un groupe de vautours tournoient autour des naufragés. Un kebab plaqué or les accueille, ils bouffent une minuscule omelette avec une pomme de terre frite et s'en retournent dormir. Quoique, avec le bruit, c'est pas gagné.
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