La vie continue et c’est cela le plus dur, se dire qu’après soi les autres seront là. Qu’ils verront le bleu du ciel, entendront les oiseaux, mettront la cuillère dans les confitures, et écouteront encore monsieur Bashung. Juste ses chansons, pas ses paroles du quotidien, pas de l’intime, non ses chansons. J’ai tenté mais les larmes me sont venues alors j’ai pris un autre accompagnant Titi robin, je vous le conseille, c’est vraiment bien. Tanguant d’Anouar Brahem au pur manouche, un vrai plaisir. Et il ne faut pas les manquer quand ils existent, les vrais plaisirs.
Ce week-end entre les pâtés et la confiture d’orange, j’ai lu la Nausée. Le gras et le sucré envahissaient la maison, et Roquentin l’homme aux cheveux roux délirait au fil des pages. Surprenant mais pas prenant. Ca c’est fait. J’avais lu d’autres livres de monsieur Sartre, et celui là me laisse un goût « insipide ». mais suis-je bête de ne pas comprendre la portée d’un tel roman ! Sûrement mon idiotie est crasse, mais j’ai connu plus de joie à lire autre chose.
J’ai laissé tombé les news, car elles me donnaient aussi la Nausée, il faut savoir arrêter la machine infernale parfois, au moins pour survivre et s’arrêter sur des moments joyeux. Ce week-end j’en ai eu beaucoup et je ne veux pas que la crise m’en gâche le goût. Elle me rattrapera bien demain, il n’y a pas urgence.