Pauvre Italie, brassée comme un navire en pleine tempête ! Et tous ces gens se cherchant, brassant des pierres et des gravats à la recherche d'un objet leur appartenant, ou pire un être cher, un
voisin, un ami. Comment font leur s proches qui sont loin pour les joindre? Ma fille est en Italie, à Rome. Ce matin à l'annonce de la catastrophe mon sang s'est figé, j'ai écouté de tout mon
corps. Non ce n'est pas à Rome, même si la cité illustre a vibré comme une jeune mariée. Mais je me suis posée la question, comment font les gens à ce moment là? Plus rien ne fonctionne. Comment
avoir des nouvelles. Quelle sombre angoisse ce doit être que d'attendre un appel ! Quelle folle inquiétude lorsqu'on décroche le téléphone ! Je le sais pour l'avoir vécu dans d'autres
circonstances plus intimes. La peur et l'espoir en même temps, plutôt en instantanés successifs, jusqu'à la voix. Mais laissons ces souvenirs à leur place.
Samedi j'ai lu Ken Follet, la vallée des 5 lions. J'ai bien aimé cet auteur dans les pilliers de la terre, les bâtisseurs de cathédrale. Mais là c'était un style polar en Afghanistan. Les
personnages n'étaient ni bons ni mauvais, enfin plutôt les 2. Comme j'aime, et pourtant l'histoire ne m'a pas accrochée. Pourquoi, je ne sais. Peut-être trop de péripéties et de clichés. Mais
c'est difficile de raconter sans clichés. C'est difficile d'écrire.