Les news sont muettes peut-être parce que je n'ai pas voulu me lever tôt pour les écouter. Mais je sature de malheur.
Hier j'ai lu Erevan de Gilbert Sinoue. Cela fait quelques temps que je touchais le livre sans oser le lire. La couverture ne prête pas à rire. Le livre non plus. De façon romancée, l'auteur
raconte le génocide arménien. Tout le monde connait mais savoir est autre chose. Cette lecture m'a laissé cauchemardeuse. Il vaut mieux éviter de lire ça avant de fermer les yeux. dans le même
style que Primo Levi. Un relent amer au fond de la bouche, mon interrogation sur le Mal persiste. Comment peut-on faire ça ? Comment peut-on penser ça ? J'avoue que cela me dépasse. Le XXème fut
bien le siècle des horreurs commises, sûrement un des pires. J'espère, dans ma naïveté, le dernier.
Voilà, j'ai commencé le week-and avec le 11 septembre 2001; continué avec la tuerie de 39-45, 90% des juifs de Courlande furent assassinés par les allemands, aidés de la population. Puis le
génocide arménien. cela suffit. J'ai envie de choses légères ou positives maintenant. ça tombe bien j'ai du travail manuel à faire, tel tondre la pelouse et autres. Oui, là l'horreur m'a glacée,
jusqu'à la nausée. Une petite phrase quand même de Gildberg Sinoue : "lorsque certains individus sont dans l'incapacité d'agir directement sur la source de leur frustration, ils déplacent leur
agressivité sur une cible faible ou vulnérable. Et afin de justifier cette agression, ils attribuent à cette cible des traits négatifs ou indésirables". A méditer. Surtout pour l'éducation des
enfants, apprenez leur la frustration pour qu'ils la dépassent de façon positive.
Je reviens au livre, je ne connais pas cette région que l'on dit magnifique. Pourquoi les beaux paysages déclenchent-ils des guerres terribles, comme le Liban ? Si vous savez la réponse, je suis
toute ouïe, ou toute lecture.