là, les news déboulent même si on ne veut pas s'y arréter. D'abord la peste porcine, la fameuse, trop fameuse fgrippe espagnole. Elle nous revient comme il y a 90 ans. Lorsque l'on parlait de
grippe aviaire, il y avait déjà ce doute car on connaissait le processus. D'abord le poulet avant le cochon, lui si près de nous que l'on a utilisé son insuline pour sauver les diabétiques avant
de faire des progrès en pharmaco. Et voilà le fameux cochon près de nous assassiner, notre fameux chainon manquant, nous qui l'utilisons jusqu'à la soie. Dans le cochon tout est bon, sauf
sa grippe. On ne parle pas encore de prévention, mais le plan prévu pour les oiseaux est le même. Chacun reste chez soi, le moins possible de croisements d'humains. La peste de Camus n'est pas
loin. A relire à toute vitesse, je n'en ai qu'un vague souvenir, celui de l'isolement comme au Moyen-Age, où on attendait que la population d'une cité ou d'une région soit décimée pour à
nouveau avoir des contacts avec elle, enfin ce qu'il en restait. Je suis d'une région qui a été dévastée par la grande peste à la fin de la guerre de cent ans. Ca laisse des traces dans
l'inconscient. Déjà que la crise avait tendance à refermer les gens sur eux-mêmes, que les autres restent chez eux au lieu de venir nous piquer notre boulot. Là ça va empirer, qu'ils
restent chez eux avec leurs microbes !!! Quelle drôle d'année avons nous commencé, faites que cela cesse, svp. Nous allons nous entredéchirer comme au plus vilain temps de l'histoire.
Et pusi les espagnols, du même nom que la grippe, qui sont au bord du gouffre. L'hallali fasciste résonen au fond du bois, protégeons nous de cela, aussi. A chaque fois qu'une économie se
déglingue, au lieu de prendre cela pour un passage obligé vers plus de justice, on reprend vite ses billes pour aller à l'opposé du mouvement, car ce qui importe c'est maintenant, et non pas un
avenir de quelques années. Trop d'invidualisme tue l'humanisme balbutiant.
Et puis tout le reste, il vaut meiux avoir un nom que des qualités. Les portes s'ouvrent plus grandes. ce soir je suis amère, déçue, giflée. Rien à faire contre la bêtise si destructrice, mais
non plus rien à faire contre l'argent. Dommage. J'ai toujours cru que les coeurs purs valaient meiux que les portefeuilles. Ce soir j'en doute, est-ce ça devenir adulte ? Beurk.