Un peu de silence ne nuit guère à la réflexion. Je suis allée passer quelques jours à la grande ville de Bordeaux, pour une formation. cette fois cela s'est bien passé, parce que je ne sais pas,
c'était très pratique et il n'y a pas eu de tensions. Le voyage m'en est toujours pénible, et c'est dommage, Cela me prive de visiter plus souvent mes amis. Mais cette N10 n'est qu'un ruban de
camions. Ce qui veut dire que l'agenda 21 est peu respecté et que le ferroutage est peu utilisé. Je ne suis pas un foudre du volant, je suis plutôt tranquille sur la route. ce défilé de gros
culs, comme on dit, me stresse. Non pas de les doubler lorsque c'est possible, c'est normal, mais surtout quand un déboîte devant vous pour doubler le précédent. Là le stresse augmente et je me
méfie toujours. Ma petite voiture ne fait pas le poids et je sais que je serais écrasée comme un insecte. Rien de bien réjouissant. Bref j'y suis arrivée, bien sûr on ne peut pas se garer et cela
augmente le temps du voyage. Surtout qu'à force de tourner dans les petites rues je finis par me perdre. Ah quand la campagne va à la ville !
A part ça j'apprécie beaucoup les moments passés là-bas. Avec mon amie nous sommes allées chez Mollat, ha Mollat, paradis des livres. Je traîne dans les rayons avec des envies de tout et connaît
la frustation. Et je n'ai pas trouvé Kate Millett, cette philosop^he américaine qui parle de la suprématie du mâle, cette Simone de l'autre côté de l'océan. Bien sûr, la vendeuse me dit j'ai
Ketty Millet mais pas Kate Millett. Je crois qu'elle a du me prendre pour une folle quand je lui ai répondu qu'elle je la connaissais puisque c'était moi, mais la confusion était rigolote. Fi des
amplettes, nous sommes allées ensuite écouter une conférence sur Bible, mythe ou réalité par un professuer du collège de France. Brillant, captivant, je buvais du petit lait. Quand mon amie a
pris la parole pour poser une question très pertinente, je me suis sentie nulle. Elle ose et le fait bien, moi j'en susi incapable. Et bien le chemin est rude jusqu'à la confiance en sois, mais
suis-je sur le chemin ? J'en doute. Enfin l'orateur nous a expliqué la Bible comme un texte fondateur d'un peuple qui n'avait plus d'espoir, qui s'est servi des histoires et des histoires des
vainqueurs pour transformer leurs origines, amagalmant des origines de droit de sol et droits de sang. Vraiment intéressant. Domamge que je n'ai pas envie de relire la bible car si je la lisais
avec ce bel éclairage, il me semble que je m'amuserais. Comme quand je lis Homère. Mais c'est une autre histoire.