c'est bien les vacances, on counille et on lit, un peu. Surtout on prend le temps. Alors j'ai lu L'âge de raison de Jean-paul Sartre. Vous connaissez mon admiration pour Simone, elle ne va pas
jusqu'à son amour. A travers ce livre je n'ai eu de cesse de la chercher. Car il faut dire que ce livre est près de leur vie, enfin ce que je sais d'elle. et comme ils étaient liés, surtout avant
guerre, je l'ai cherché. Je ne l'ai pas trouvé, mais ce roman est pénible à lire, les hommes se triturent la tête, leurs regards sur les femmes sont désobligeants. Si elles sont gentilles, elles
sont moches. Si elles sont intelligentes, elles sont jeunes, maigres et chiantes. C'est désagréable, d'ailleurs ce jeunisme à tout crin, cet amour de la maigreur. Je ne savais pas, mea culpa, que
les hommes soient si épris de leur forme. Pire que les nanas. Je pense que ce roman a mal vieilli, lui. Je me sens juge, mais vraiment c'est long à lire. Alors que ceux de Simone,j'ai toujours
plaisir à les découvrir. J'avoue que je ne suis pas impartiale. Mais de Sartre, j'ai préféré les mots.
A part ça j'écoute avec ravissement Onfray tous les soirs. Hier il a dit que pour lire Nietzsche, il fallait avoir lu l'Odyssée, Dante, ...Diffiicle d'accepter que pour comprendre un texte il
faut en avoir lu d'autres avant, qu'ils sont bourrés de références. Je rêve d'un livre sans références, mais est-ce possible ? N'importe on peut lire Nietzsche sans tout cela, il y a certainement
plusieurs degrés de lecture, le seul but est d'y prendre plaisir et d'y trouver ce que l'on cherche.