De Camus, dont on va fêter en début d'année prochaine les 50 ans de sa mort. C'est un tout petit livre, écrit à la fin de la guerre. Quel humanité chez cet homme ! Il en veut à son ami d'avoir
choisi le mauvais camp, pas d'être allemand, mais d'avoir été nazi. De très belles lignes sur l'art, fait pour embellir le monde et non le noircir. Des mots sur le pardon, impossible pour lui qui
s'est défendu, envers l'hitlerisme. Des mots magnifiques sur l'Europe, qu'il voulait unie et belle. Enfin, la vision d'un homme qui sort de la guerre, de la résistance, et qui s'émerveille du
champ d'un oiseau. Grande leçon.