Ce matin pas d’horreur à la radio, j’ai pu déjeuner en paix. Seulement notre gouvernement annonçant que nous étions dans une grosse crise, vraiment importante. Ah bon, il me semblait le savoir, mais le pire est peut-être à venir. Attente. Ne pas céder à l’angoisse.
J’ai fini « piste noire » comme de bien entendu. Dommage que l’on raconte de telles choses aux ados, l’amour physique y est bafoué, il n’y a rien pour rattraper. C’est ce qui me gêne. Et puis la fin moralisatrice, les vilains qui se rendent à la police où vont se perdre exprès en montagne. C’est leurrer le lecteur ou la lectrice.
Bon, pour ce soir j’ai « la petite fadette ». Autre temps autres mœurs. Il y a pourtant dans le début des choses éminemment actuelles, George Sand avait-elle une boule de cristal ? Ou bien l’histoire n’est-elle qu’un éternel recommencement ?
« Un peu de gêne et de surcroît de travail peut-être fort salutaire aux gens de notre condition (les riches), mais un surcroît de misère, c’est la mort du pauvre. Et puis, mettons de côté la souffrance matérielle : il y a dans l’humanité, à l’heure qu’il est, une souffrance morale qui ne peut rien amener de bon. Le méchant souffre, et la souffrance du méchant, c’est la rage ; le juste souffre, et la souffrance du juste, c’est le martyre auquel peu d’hommes survivent. »
Et il y en a plusieurs pages de la même veine, je m’y retrouve parfaitement. Pas vous ?
Mais pour finir, pour vous, et pour me, donner de l’espoir, je vous redonne le poème d’une petite Marie de 8 ans, que je trouve merveilleux.
Un bonbon c’est bon,
Deux bonbons c’est bon,
Trois bonbons c’est bon,
Mais ton petit cœur
Contre mon petit cœur
Il n’y a rien de meilleur !
Elle est pas belle la vie !