Ce matin, pas de très bonne heure, j'écoutais la radio. Il me semble, pardonnez l'orthographe, la chronique de Caroline Eliacheff sur le racisme. Beau discours auquel j'adhère de tout coeur et de
tout mon esprit. J'aime sa synthèse et son esprit "regardant".
Ai fini Virginia. Bon voilà, ça c'est fait. Aurtant dire que je n'en garderai pas un souvenir ému. Tout le livre est basé sur le suicide de Virginia, tout dans sa vie est éclairé de cette
lumière. Mais ça c'est la fin, ce n'est pas le pendant. Je crois que l'auteur ne voit la vie du personnage qu'à travers le suicide. Pourtant c'est un dénouement, un amalgame de ce
qui s'est passé en amont, pas l'inverse. C'est génant et pas trop agréable à lire. Déjà que j'avais du mal à lire Virginia, je ne suis pas tentée de m'y replonger. D'ailleurs quand celle-ci
parle de ses lectures extraordinaires, Proust, Joyce, je suis out. Ce ne sont pas les miennes. Autre temps, autres lectures. N'étant pas passéiste par goût, j'aime à piocher dans tous les
temps et les styles, pilloter comme dirait un de mes chouchous, Monsieur Montaigne.