le jour est gris, le printemps s'endeuille. je le voudrais toujours beau, toujours bleu. mais le ciel en a décidé autrement. Le temps joue-t-il sur notre moral ? Ho que oui. les pires choses sont
moins dures au soleil comme le dit la chanson. Les nouvelles nous rabâchent les européennes maintenant, mais on ne parle que de la France et des guéguerres intestines, pas de projet européen en
vue. Drôle de campagne. L'Islande vote aujourd'hui pour savoir si elle lâche les couronnes pour l'euro, enfin pas tout à fait mais son vote ira dans ce courant. Islande, ça fait rêver comme nom
et lieu. Si loin de nous, perdu au fin fond des mers froides, là où Pêcheur d'islande s'est perdu. J'ai connu il y a quelques années uen islandaise, mariée à un français. Charmante, blonde
platine, de grands yeux bleus, tous les hommes n'avaient de regard que pour elle. Son léger accent ajoutait à son charme. J'appréciais beaucoup ses visites commerciales, entre deux commandes,
elle parlait de son pays qu'elle aimait. Mais elel aimait aussi vivre ailleurs pour le climat. Comme quoi ça joue quand même.
Les martinets enfin installés dans le ciel s'ébattent et piaulant. Que je les aime, eux ! Pourtant cette année ils me fendent le coeur, me ramenant à une période de ma vie où il y en avait dans
la cour de la maison où je vivais. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs heureux de cette période, mais j'étais dans l'espoir. Et c'est la nostalgie de cet espoir qui me tombe dessus au cris des
charmants oisaux. Curieuse madeleine de Proust. Une chose m'est sûre, j'aurais du mal à vivre là où il n'y a pas de martinets.
Ai fini "God save la france" de Stephen Clarke, livre imposé par mon groupe de lecture. J'ai ri à plusieurs reprises, j'aime l'humour anglais. Le genre du livre n'est pas nouveau, un français
s'installe en france et raconte son incompréhension de nos coutumes. C'est parfois très bien vu, comme de se biser au boulot le matin. Mais lui aussi ne repart pas, malgré nos travers. La
baguette lui semble devenue indispensable, comme la vinaigrette. Tout passe par le ventre ici, par la bouche. Il n'a pas tort et ej revendique le goût du bon, pas en esthète, mais en bon vivant.
Sympa à lire.