Dimanche sans news, dimanche heureux. Politique de l'autruche, certes, mais répit aussi.
Hier j'étais à rouillac, pour une dédicace. Que les organisateurs étaient charmants ! Et les clients aussi, bref une bonne journée. J'ai papoté avec des viticulteurs, des joyeux fous qui se
lancent dans le bon, le goûteux. Ils fabriquent des vinaigres au pineau, des confitures d'oignons pâles. Ils racontaient leurs recherches de produits avec de la lumière dans les yeux, belle vie à
leur entreprise. J'aime les passionnés ! Je n'ai pas discuté avec les autres auteurs, ce sera pour une autre fois, mais ma place au banquet était ainsi. Car là il y avait banquet, simple mais
bon, comme après un match de rugby, et les estomacs étaient bien lourds l'après midi, et les langues un peu pateuses, mais tout le monde était joyeux.
Le matin il y a avait un petit matché sur la place, j'y ai acheté des pieds de courgettes et de tomates cerises. Plus quelques légumes à manger de suite. Alors ce matin, j'ai attaqué mon potager
à l'ancienne. Avec une pelle, enfin un truc qui y ressemble mais dont je ne sais pas le nom, j'ai retourné une bandelette de terre. Mon dos brûlait et ma transpiration me racontait l'effort. Puis
j'y ai mis du fumier de chevel, acheté, mon compost ne démarre pas depuis 2 ans que je le fais. et enfin j'ai planté sous la pluie mes belles pousses. oh il reste plein d'endroits du jardin que
je retournerai bien pour aérer la terre et la fumer, mais je traîne des pieds et du dos. Les fleurs attendront la semaine prochaine, un regain d'énergie.
rien de tel que revenir aux choses basiques pour se retrouver à l'aise dans ses sabots, les miens sont roses. Retouner la terre, se mettre à sa hauteur, souffrir pour elle, dans l'espoir de
manger tomates et courgettes. Sans gain immédiat. Juse pour le fun. Les muscles endoloris vous empêchent de penser métaphysique, et c'est parfois bien.