Savez vous qui pourrait nous chanter la chanson de Dutronc, je retourne ma veste ? Benoit 16. On le croyait psychorigide, il est surtout opportuniste. Pauvre monde ! Pauvres chrétiens ! Drôle de
père spirituel ! Suis bien contente de ne pas être sous sa coupe, je ne saurais quoi penser.
En parlant de dieu, j'ai lu l'illiade, enfin une version allégée. Impossible de me trouver l'intégrale. Donc j'ai lu l'histoire de la guerre de Troie, qui dans le poème a eu lieu. Je ne vous
narrerai pas l'épopée, les combats, les héros. On connaît tous, surtout quand on a fait du grec. Bien longtemps après mes cours, je redécouvre le mythe fondateur, ou les dieux se crêpent le
chigon, prennent part au destin des humains. Faut dire que la plupart sont des métis, entre déesse et humain, ou vice-versa. Vision que l'on retrouvera plus tard avec les saints qui interviennent
dans la vie de chacun. Avant la raison. Maintenant il y a l'horoscope. Nous n'en sortirons donc jamais d'être des petites choses dont on décide pour nous ce qui va nous advenir ? Ne serons nous
jamais des adultes responsables ? Faut croire que c'est difficile. C'est ton destin, dit la chanson. Mais ce que j'ai retenu de ma nouvelle lecture, ce sont les formulations qui m'éclatent. Une
telle aux-bras-blancs, Arès cause-de-tant-de-larmes, le vin qui-rend-joyeux ou plus-doux-que-le miel, etc. Il y en a une belle palanquée et je n'ai pu tous les relever, n'ayant que des bribes à
lire. Cela me rappelle les contes, où souvent les personnages sont désignés par un caractère physique ou moral. Puis plus tard les noms propres, qui ont rapport au métier, au lieu, ou à une
particularité : brun, meunier, dupont... Là c'est tout comme. Alors comme j'en ai fini avec la version de plus de 2800 ans, j'ai attaqué avec une plus moderne, celle de Marion Zimmer Bradley.
l'écrivain des Dames du lac que j'avais adoré. Elle reprend l'histoire vue de Cassandre, celle qui prédit l'avenir et qu'on ne croît pas. oh cassandre, j'ai un jour rêvé de toi, dans un des pires
moments de ma vie, sans savoir qui tu étais. Ou j'avais oublié. Mais mon rêve était en rapport avec sa particularité. Etrange, non ? Enfin ce rêve a changé le cours de ma vie, comme quoi, hein !
A raison raisonnante, parfois un cauchemar vaut mieux que mille discussions. Mais ce qui me trouble, là, et je n'en suis qu'à la 80ème page, c'est l'initiation de Cassandre dans un torrent
d'eau noire. Comme dans mon rêve. J'ai un peu la trouille de continuer, je n'aimerai pas y retrouver tout ce qui m'avait fait si mal cette nuit là. Sans ce rêve je serai peut-etre encore
ailleurs, ou morte. Donc flip garanti, mais comme je suis téméraire, j'y vais. Oups, une pensée pour moi, svp.