Je vous ai délaissés mais pas par oubli, je fus occupée. J'ai vu des films, finis Zweig sur Freud. Et lu Marguerite, françoise et Moi, de Danièle Saint-Bois. Connais pas cette dame mais j'ai bien
aimé. Evidemment elle parle de livres c'est plus facile de se retrouver sur un même ciel. Des livres qu'elle a lus, des qu'elle a écrits, des bouts de chansons. D'abord l'écriture est cinglante,
critique, cynique, clairvoyante. Evidemment je n'apprécie pas les auteurs qu'elle cite. Moi, Marguerite m'agace. J'admire le vocabulaire, la précision, mais je n'en ai pas des états d'âme. Mais
revenons à ce livre, la dame est écrivain-boulangère. J'ai retrouvé mes affres d'écritures, mes doutes, mes déceptions, mes envolées. Boulangère je n'ai jamais fait. Il y a surtout sa critique du
gouvernement actuel, là, je biche. J'ai relevé deux belles phrases que je vous abandone à votre réflexion,
- pour ne pas exalter cette lâcheté qui consiste à ne rien entreprendre par crainte ed l'échec, à ne rien demander par crainte du refus, à ne pas supplier par crainte du rejet.
- qui ne donnerait pas sa chemise pour retrouver ce moment magique et fragile où tout est encore possible... où on n'a pas encore complètement raté sa vie, où il faut se dépêcher de goûter encore
une fois les saveurs amères et sucrées de la passion ou tout au moins du plaisir ?
Rien que pour ces 2 phrases, je lui donne non pas ma choco d'or, lirez vous comprendrez, mais mon chapeau. C'est bon, plein de belles choses. Je ne sais encore si elle va me tirer dans les limbes
de l'écriture ou dans l'abandon par crainte, je ne sais, mais sûr que cela va me remuer.