
Je laisse tomber les jours et les nuits. Seul le titre. Marcher une philosophie de Frédéric Gros. Coup de
coeur, ou coup de pied léger ou pesant de la fin de rando. Merci monsieur Gros. Mille mercis. Au moment où je doutais de ma bonne santé mentale d'aimer courir les chemins avec mon sac à
dos, où tout autour de moi on me traite de folledingue, maso ou autres noms d'oiseaux. Enfin un qui comprend, qui l'écrit joliment : le goût de l'effort; le dépassement de soi, la liberté, les
paysages... Je l'embrasserai si je pouvais. Bref que du bonheur, que vous marchiez ou non, lisez, c'est super. J'ai le sac à dos qui me démange, dimanche je me bouge . Quelques phrases
relevées :
- "Mais la marche seule parvient à nous libérer des illusions de l'indispensable".
- " Les ruptures, écrivaient Nietzsche, sont difficiles, parce qu'il fait souffrir le lien qui se détache. Mais à sa place, bientôt il nous vient une aile".
- de Thoreau " Si je ne suis pas moi, qui le deviendra à ma place "
- "Pour se réinventer, il faut retrouver en nous, sous la glace des certitudes reçues et des opinions immobiles, le courant du sauvage; celui qui sourd, échappe, déborde. Nous sommes prisonniers de
nous-mêmes,. On parle de la tyrannie de l'opinion publique, mais elle n'est rien, dit Thoreau, comparée à l'opinion personnelle".
C'est - y pas beau ? Moi je bois du petit lait, il y avait bien longtemps que je n'avais eu une telle joie à lire. Parce qu'en plus il raconte les marches forcenées de Friedrich, les déambulations
de Montaigne. Enthousiasme...............